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Kosh songea qu'il n'avait jamais vu les yeux de Lou dans le soleil. C'était parce qu'il pleuvait depuis maintenant quatre mois...

Une pluie serrée, violente, une pluie de mousson qui paraissait blanche la nuit dans les phares ou la lumière, et faisait un voile gris sur toutes choses, le jour, à plus de quelques mètres.

Le phénomène, inexplicable, échappait à toute logique, à toute prévision, à tout modèle, à toute saison.Il se perpétuait. Partout, les eaux avaient monté, les rivières enflées, on consolidait les digues, on en bâtissait d'autres, plus hautes, mais qui se révélaient de nouveau insuffisantes. Les montagnes ruisselaient. Les fleuves débordaient. Des plaines autrefois agricoles ressemblaient à des marécages (...) Mais Kosh n'avait pas besoin de voir le soleil les éclairer pour savoir que le vert des yeux de Lou était menthe à l'eau.Et qu'ils étaient la plus belle chose qu'il ait jamais vue. Surtout lorsqu'elle souriait. Qu'il la faisait sourire. L'eau monte, les digues sont sur le point de céder, il faut évacuer. Sur le port, les réfugiés se battent pour prendre place dans les derniers bateaux, pris de panique, convaincus qu'il s'agit à du dernier espoir de s'en sortir. C'est une cohue indescriptible et au moment d'embarquer, dans un mouvement de foule, Kosh est arraché à Lou. Dernier échange de regards." Survis... " la supplie-t-il. " Survis, et moi, je te retrouverai. "

 

Excellent roman post apocalyptique dans lequel nous suivons deux adolescents, deux pré-adolescents et un bébé dans leur course effrénée pour sauver leur vie. Les personnages sont touchants et attachants et tissent des liens forts entre eux. L'écriture est fluide et rythmée.

Une série à ne pas manquer !

Auteur(s) Villeminot, Vincent (Auteur)
Titre(s) [Les] Pluies. 1 / Vincent Villeminot.
Editeur(s) Paris : Fleurus, DL 2016 (impr. en Italie).
Résumé " Kosh songea qu'il n'avait jamais vu les yeux de Lou dans le soleil. C'était parce qu'il pleuvait depuis maintenant quatre mois. Une pluie serrée, violente, une pluie de mousson qui paraissait blanche la nuit dans les phares ou la lumière, et faisait un voile gris sur toutes choses, le jour, à plus de quelques mètres. Le phénomène, inexplicable, échappait à toute logique, à toute prévision, à tout modèle, à toute saison. Il se perpétuait. Partout, les eaux avaient monté, les rivières enflées, on consolidait les digues, on en bâtissait d'autres, plus hautes, mais qui se révélaient de nouveau insuffisantes. Les montagnes ruisselaient. Les fleuves débordaient. Des plaines autrefois agricoles ressemblaient à des marécages (...)Mais Kosh n'avait pas besoin de voir le soleil les éclairer pour savoir que le vert des yeux de Lou était menthe à l'eau. Et qu'ils étaient la plus belle chose qu'il ait jamais vue. Surtout lorsqu'elle souriait. Qu'il la faisait sourire. L'eau monte, les digues sont sur le point de céder, il faut évacuer. Sur le port, les réfugiés se battent pour prendre place dans les derniers bateaux, pris de panique, convaincus qu'il s'agit à du dernier espoir de s'en sortir. C'est une cohue indescriptible et au moment d'embarquer, dans un mouvement de foule, Kosh est arrachéà Lou. Dernier échange de regards." Survis... " la supplie-t-il. " Survis, et moi, je te retrouverai. ".
Sujet(s) Dès 12 ans
Roman français : Ouvrages pour la jeunesse
Roman pour adolescents : Ouvrages pour la jeunesse

 

 

 

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